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Robert - 40 ans (Homosexuel)
Enfant,avant que je connaisse le terme « homophobie », j’en étais victime, soit par abus verbal ou autre. Il faut croire que mon apparence physique me trahissait peut-être. Mais, vivant à la campagne, près de la mer, j’avais quand même de bons amis qui me permettaient de vivre et découvrir la vie à peu près comme les autres.

À l’adolescence, l’expérience sexuelle avec les filles ou les gars était pratiquement inexistante, même si on me disait beau garçon! À mes dix-huit ans, je quittais mon village pour aller dans la grande ville. J’étais en train de devenir un adulte, un homme, à travailler de mes bras, gagnant un vrai salaire, apprenant l’anglais, tout en me faisant de nouveaux amis. Je trouvais les gars attirants, mais ils étaient tous hétéros, du moins, je le croyais vraiment. De plus, « je n’étais pas homosexuel », : car je trouvais ça beaucoup trop honteux!

Après cela, je retournais aux études. Je fréquentais de temps à autre des filles... tout en sentant ma vraie nature partiellement castrée. L’ambivalence faisait partie de mon quotidien. Tout en fréquentant de jolies femmes, j’étais toujours attiré vers les hommes.

C’est donc dans la vingtaine que j’ai vécu le « coming out » intérieur. J’avais trouvé par hasard le numéro de téléphone de Gai écoute. J’avais besoin de parler... de crier... J’étais vraiment sous le choc d’avouer enfin mon homosexualité.

Plusieurs mois passèrent et j’apprenais encore plus à me connaître. Mon cercle d’amis m’appréciaient pour qui j’étais. Je me touvais plus confortable dans ma sexualité. Mais, je nétais pas encore confortable de communiquer à mes parents qui j’étais vraiment. C’est alors que je leur ai écrit une lettre.

Quand ma mère a lu ma lettre, elle a vécu ça comme une grande peine d’amour en apprenant qu’un des ses enfants était gai. Mon père aussi avait trouvé ça difficile. Mais, après quelques mois, c’était pratiquement pareil comme avant. Ils étaient vraiment sincères lorsqu’ils me disaient que la maison était grande ouverte pour moi.

Aujourd’hui, je suis célibataire, j’entretiens de très belles amitiés et je continue d’avancer dans cette aventure extraordinaire qu’est la vie.

Robert


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